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Silhouette of a family comprising a father, mother, and a child having relationship problem, Family relationship difficulty

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Gagnant en popularité depuis les 10 dernières années, la médiation familiale s’inscrit désormais comme une solution de rechange sérieuse auprès des couples en instance de séparation. Les guerres de tranchées et le lavage de linge sale devant les tribunaux sont lentement délaissés au profit de la médiation. Un véritable lieu de discussions et de compromis où l’intérêt des enfants règne en maître absolu.

Bien que la médiation soit de plus en plus prisée par les ex-conjoints, quelques mythes subsistent quant à cette pratique émergente.

  1. Obligatoire lorsque des enfants sont impliqués
    Mythe tenace s’il en est un, il serait contraire à l’esprit même de la médiation que de la rendre obligatoire. Les discussions doivent être faites en toute liberté. Ce qui est obligatoire, c’est d’assister à une rencontre d’information sur la médiation familiale offerte par le ministère de la Justice du Québec. Et personne n’est tenu d’y assister en compagnie de son ex-conjoint !
  2. Le médiateur est l’avocat des deux parties
    D’abord, bien qu’il soit vrai que beaucoup de médiateurs sont avocats, il y a tout de même des notaires, des psychologues, des travailleurs sociaux et des conseillers en orientations qui exercent cette profession. Le rôle du médiateur n’est pas de conseiller les parties sur leurs droits et leurs obligations, mais d’amener les ex-conjoints à s’exprimer et à trouver ensemble les meilleurs arrangements pour le bien-être de leur famille. Par ailleurs, il est souvent fort approprié qu’en cours de médiation, les deux parties consultent chacun de leur côté un avocat afin d’être conseillées juridiquement sur la teneur de leurs ententes.
  3. Les ententes conclues en médiation ont force de jugement
    Le résumé des ententes, rédigé par le médiateur, ne peut être produit en preuve devant un tribunal. C’est donc dire qu’il n’a pas force de loi. Cette mesure est considérée comme nécessaire pour éviter que des informations importantes soient dissimulées en médiation. Rien n’empêche les parties, par la suite, de formaliser leur entente par des procédures judiciaires communes ou par contrat.
  4. Il est toujours préférable d’aller en médiation
    Cette affirmation est… presque vraie. En tant que médiatrice, rares sont les cas où je considèrerai que la médiation n’est pas adaptée. Toutefois, dans certains cas de violence conjugale, où il est manifeste que l’une des deux parties ne se sent pas libre de s’exprimer, il faut parfois admettre que le système de justice demeure une voie à envisager.
  5. On doit être prêt à régler tous les conflits pour aller en médiation
    Parfois, les ex-conjoints refusent d’aller en médiation sous prétexte qu’il y a un point sur lequel ils ne sont pas prêts à s’entendre, par exemple, la valeur du patrimoine familial. Si les parties acceptent de discuter librement de tous les autres sujets, rien n’empêche qu’une seule question en litige soit soumise au Tribunal par la suite.

Ce qui importe de retenir en matière de médiation familiale, c’est que dans la presque totalité des cas, les ex-conjoints doivent privilégier la voie de la discussion pour déterminer eux-mêmes l’avenir de leur famille. On dit souvent que la pire des ententes est préférable au meilleur des jugements !

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